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La grand-mère de Jade, âgée de 80 ans et vivant seule depuis la mort de son mari, a fait une chute chez elle, en Haute-Savoie. Ses filles décident donc de la placer en maison de retraite. Jade a une idée : aller chercher sa grand-mère Jeanne, que tout le monde appelle Mamoune, et la ramener dans son appartement à Paris.

  Jeanne va découvrir cette vie parisienne qui lui semblait si loin ainsi que les nouveaux modes de communication. Jade, quant à elle, va découvrir derrière cette grand-mère ridée, tendre, au parfum de rose et de violette qui lui rappelle son enfance, une femme passionnée de livres. Entre elles commence une merveilleuse complicité.

 C’est mon premier roman de Frédérique Deghelt et j’ai adoré l’histoire de cette femme qui a vécu une vie rude et bien remplie et qui a découvert les livres en cachette, à une époque où les femmes de la campagne n’étaient pas sensées avoir ce genre d’occupation. Je me suis laissée prendre au jeu de cette belle aventure inter-générationnelle et la fin m’a prise au dépourvu.

 J’ai commencé à noter quelques passages mais j’aurais pu tout noté tellement j’ai trouvé l’écriture magnifique. Je vous en livre quelques uns.

« Petite, un peu ronde, Mamoune avait toujours gardé des enfants, toujours su comment leur parler, où les rejoindre d’une voix douce sans leur poser les questions habituelles des grandes personnes… Avec elle, pas de gouffre entre le monde des petits et celui des trop grands. Elle était maternelle, d’une tendresse enveloppante, et son rire était un chant qui donnait envie de rire avec elle. » p12

 « Je suis entrée dans les livres par effraction, sans l’instruction qui donne le goût et l’aptitude à la lecture. En ouvrant des livres, j’ai choisi la pire chose qu’une femme de mon milieu puisse faire. J’ai contemplé un monde qui m’était interdit. J’avais parfaitement conscience que ce n’était pas le mien. Je l’ai contemplé longtemps. Puis j’ai refermé la porte, mais il m’était désormais impossible d’oublier ce que j’avais entrevu : un espace immense dont je ne pourrais plus me passer. » p50

 « Nous sommes aveugles et ce que nous voyons chez nos plus proches c’est ce que nous croyons savoir d’eux. » p134

 Evidemment nombreuses sont celles qui l'ont lu avant moi, leurs avis: Stéphie, Leiloona, Irrégulière, George (moins convaincue), Sandrine, Liliba

Challenge Petit Bac 2012, catégorie "prénom"        Challenge Paris, je t'aime

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