sang du monde

Catherine Clément nous avait fait découvrir les différentes religions du monde dans « Le voyage de Théo », voyage initiatique au cours duquel Théo, accompagné de sa tante Marthe, avait pu guérir de sa leucémie. Le revoici, âgé de 26 ans, médecin engagé dans des actions humanitaires et écologiste convaincu. Quand sa tante Marthe l’appelle d’Inde, où elle souffre d’une terrible pneumonie (et aussi d’une dépression), il prend le premier avion pour la rejoindre et pour hâter la guérison de ces souffrances, il organise un nouveau voyage, avec pour but de décrire les catastrophes écologiques autour du monde.

De la pollution des eaux du Gange en Inde aux centrales nucléaires occidentales, en passant par la déforestation en Afrique ou par la disparition de la mer d’Aral, nous suivons à nouveau Théo qui se rend compte au fur et à mesure que rien n’est simple. Doit-on privilégier la Nature ou l’Homme ? Ou comment peut-on trouver un équilibre ? Peut-on justifier des dégradations de territoires naturels sous prétexte qu’il faut trouver comment nourrir une population mondiale en expansion ? Les visions écologiques des pays occidentaux industrialisés peuvent-elles être transposées aux pays émergents, qui aspirent au même progrès que ces pays industrialisés qu’ils ont eus comme modèle et colonisateur ? Des questions qui se posent toujours plus de 10 ans après ce roman.

J’ai bien aimé la première partie, le sujet, le style envolé, les dialogues piquants entre Théo et sa tante, l’amour naissant entre Théo et Renate, jolie biologiste rencontrée sur les bords du Gange (c’est mon côté midinette), la deuxième partie a été un peu plus longue pour moi et j’ai trouvé l’épisode final inutile dans la discussion.

Toutefois, chaque problème écologique évoqué a été présenté avec un côté contradictoire que j’ai apprécié et qui fait poser question.

Roman lu avec un peu de retard pour le challenge de Calypso

challenge