mondeUn (ou une ?) universitaire,  I.V.Hess, décide d’écrire une thèse sur Harriet Burden, dite Harry, artiste new-yorkaise complexe, dont les œuvres sont restées méconnues sous son nom. En effet, mariée à un riche collectionneur et amateur d’art, à la mort de celui-ci elle se voit cantonnée à ce rôle de veuve après celui de femme et mère. Pour combattre cela et prouver que le monde de l’art reste fermé aux femmes, elle décide d’exposer ces œuvres en les faisant passer pour celles de jeunes artistes masculins. A l’aide de son journal, de témoignages de ses enfants, amis et de ceux qui ont joué un rôle dans cette mystification, la vie et l’œuvre de ce personnage est recréée.

Il s’agit là d’un roman que j’ai trouvé assez compliqué. Le sujet est certes passionnant, des œuvres reconnues comme telles lorsqu’elles sont attribuées à un jeune homme en vogue, le rôle dans lequel la femme est cantonnée mais aussi le traumatisme de cette femme dont la naissance n’avait pas été souhaitée par son père.

 « Moi, Harriet Burden, je confesse par la présente que mes divers fantasmes étaient issus :

1. d’un désir général de ma venger des crétins, des imbéciles et des sot

2. d’un isolement intellectuel continu et douloureux, ayant pour effet la solitude, parce que je rôdais dans trop de livres dont personne ne pouvait parler avec moi 

3. du sentiment croissant d’avoir toujours été incomprise, moi qui brûlais d’être vue, vraiment vue, et dont tous les efforts restaient vains. » p46

« Les critiques de tout acabit aiment avoir l’impression de dominer l’œuvre d’art. Si elle les intrigue ou les intimide, il est plus que probable qu’ils la dénigreront. Beaucoup d’artistes ne sont pas des intellectuels, mais Burden en était une, et son œuvre reflétait son immense culture. Elle glanait ses références dans des domaines multiples et il était souvent impossible de remonter à leur origine. Son art avait aussi un caractère littéraire, narratif, qui rebutait beaucoup de monde. Je suis convaincue que son érudition agissait comme un irritant sur certains critiques. » p83

Comme les critiques d’art cités ici, je dois dire que les multiples références et le caractère érudit de ce roman m’ont également un peu rebutée. De plus, savoir que ce personnage est complètement fictif m’a empêchée d’entrer vraiment dans son histoire. Un roman plein de qualités qui n’était probablement pas fait pour moi.

N'hésitez pas à lire l'avis d'Irrégulière

Roman lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Priceminister (juste à temps!!) et pour le challenge rentrée littéraire chez Hérisson

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