Je suis très en retard pour ma participation au challenge de Calypso, j'ai un peu de mal à me remettre à mon blog en ce début d'année mais je vous remercie de passer tout autant voir ce que je fais.

empreinte

L’empreinte de l’ange, c’est la petite marque sur la lèvre supérieure qu’Andràs dessine du doigt en caressant le visage de Saffie. « C’est ici, dit-il, que l’ange pose un doigt sur les lèvres du bébé, juste avant la naissance-Chut !-et l’enfant oublie tout. Tout ce qu’il a appris là-bas, avant, en paradis. Comme ça, il vient au monde innocent.. »

A la fin des années 50, Saffie, jeune allemande d’une vingtaine d’années, débarque à Paris et postule pour un emploi de bonne chez Raphaël, flûtiste au début d’une carrière prometteuse. Celui-ci tombe immédiatement sous le charme de Saffie qui semble elle en dehors du monde, sans vie à l’intérieur. Malgré un mariage et un enfant, Raphaël n’aura jamais accès aux blessures secrètes de sa femme et ne verra pas de signe de bonheur. Lorsque Raphaël demande à sa femme de porter une de ses flûtes à réparer à Andràs, il ne se doute pas que cette rencontre va bouleverser le reste de sa vie. Entre Saffie et ce luthier juif hongrois ayant aussi fuit son pays, une passion éclate qui va leur permettre d’exprimer leur douleurs enfouies, la violence de leurs sentiments, les traumatismes d’une guerre où bourreaux et victimes se retrouvent dans les deux camps, le tout sur fond d’une guerre d’Algérie également violente. Mais malgré le côté merveilleux de cette passion qui ramène Saffie à la vie, son infidélité devra se payer de la façon la plus atroce qui soit.

J’ai adoré ce roman, au lendemain d’une guerre dont les traumatismes sont encore si forts et à l’aube d’une autre qui laissera des marques aussi profondes. Le style est parfois doux, souvent percutant. Une très belle lecture pour moi.

Un-mot-des-titres