katarina mazetti trilogie

Linnea revient sur l’année de ses 15 ans, cette année qui a vu disparaître son amie Pia. Une amitié rapide, malheureusement écourtée mais pour la vie. Avec Pia, Linnea pouvait tout partager : Le manque d’un père, la vie dans une famille recomposée, les amours naissants, les complexes d’adolescente. Mais lorsque Pia disparaît, Linnea reste avec des questions non résolues.

A 17 ans, Linnea ne s’est toujours pas remise du décès de son amie et surtout des circonstances de celui-ci. Elle se retrouve avec 2 amies aussi paumées qu’elle, découvre la cartomancie et certains rituels pouvant se révéler dangereux. Lorsque sa grand-mère lui laisse une somme d’argent conséquente avec pour seule obligation celle de l’utiliser pour quelque chose de mémorable, Linnea décide de fuir son quotidien pour découvrir l’Europe. Sa rencontre avec un prince pas si charmant, qui se révèle être plutôt le loup, la conduira à Los Angeles où le rêve devient cauchemar.

A 18 ans, Linnea est d’une part confrontée à la maladie de sa grand-mère. Cette femme, sûre d’elle, indépendante financièrement comme en amour, confidente et de bons conseils, n’est que l’ombre d’elle-même à la suite d’un accident vasculaire cérébral. D’autre part, son amie Malin est victime des coups d’un petit ami alcoolique et violent. Dans cette ambiance de détresse et de violence, Linnea va rencontrer Per, le frère de Pia. Malgré leurs désaccords sur à peu près tous les sujets, il suffit que Linnea se perde dans les yeux de Per (et ses sourcils !) pour que naisse une relation passionnelle. Mais Linnea est-elle vraiment amoureuse de Per ou seulement de son image et des souvenirs de son amie perdue ?

Une trilogie de Katarina Mazetti sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Une écriture directe, sarcastique pour décrire cette période de la vie, le passage de la déprime à l’exaltation  de l’adolescent, les incompréhensions du monde adulte. Linnea peut être agaçante, elle tombe dans des pièges que l’on voit arriver de loin. Mais elle peut aussi être touchante quand ses questionnements sur la mort restent sans réponse.

« Ceux que les dieux aiment meurent jeunes »-grand-mère et moi avons beaucoup parlé de cette expression. Elle disait que les dieux voulaient épargner à leurs chouchous les côtés ennuyeux du vieillissement, la perte des dents et l’incontinence. Les attaques, aurait-elle dit à présent, si elle avait pu…Mais je n’y crois pas. Je pense que les dieux coupent la tête aux meilleurs, parce qu’ils sont jaloux, ils ne veulent pas de concurrence en matière d’adoration et de sacrifices. J’ai commencé à trouver les dieux et les idoles suspects. Parfois j’ai l’impression que Pia se transforme en l’une de ces roses qu’on peut acheter pas cher au supermarché du coin-elles fanent de l’intérieur, avant même de fleurir. Et ça me rend tellement triste, tellement furax. Mais c’est elle qui avait fait ce choix. (La fin n’est que le début, page 90)

Challenge Petit bac 2016 chez Enna, catégorie "Ponctuation", catégorie "Phrase" et catégorie "Animal"

petit bac 2016