passé imparfait

A la fin des années 60, les dernières saisons des Débutantes sont l’occasion de bals les plus inoubliables les uns des autres organisés par l’aristocratie anglaise pour mettre leurs filles en valeur. Le narrateur introduit Damian Baxter dans ce milieu auquel il n’appartient pas et au fur et à mesure, leur amitié va se transformer en doutes puis en haine lors d’un évènement en vacances au Portugal en 1970. Il ne peut donc n’être que surpris et intrigué lorsque Damian le recontacte 40 ans plus tard. Devenu richissime et ne lui restant que quelques semaines à vivre, Damian le charge de retrouver l’enfant dont il a eu connaissance quelques années plus tôt par une lettre anonyme.  Six femmes pourraient être la mère de cet enfant et l’auteur de cette lettre.

Un voyage dans le passé commence avec le parallèle entre la rencontre de ces jeunes filles de l’époque et ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, leur parcours, avec en toile de fond l’amour de jeunesse du narrateur et ce terrible évènement qui nous tient en haleine jusqu’à la fin.

L’auteur a lui-même participé à la saison de 1968, il nous fait partager tous les aspects (bons ou mauvais) de cette aristocratie anglaise qu’il connaît bien. Mais c’est surtout « un roman qui parle du temps et de ses effets sur chacun d’entre nous ». La narration alterne intelligemment entre le présent et les souvenirs du passé. « Des époques dont les mentalités, les vérités, les mœurs sociales et les vêtements sont fort disparates » et ce à seulement 40 ans d’intervalle. Et ce chemin permet au narrateur de faire un bilan sur ses réussites, ses échecs et de trouver la paix. « Quoi qu’il puisse m’arriver, bonheur ou malheur, nous verrons bien, je suis en mesure d’affirmer que j’ai connu l’amour dont parlent les poètes et je ne peux qu’en être reconnaissant ».

D'abord un peu gênée par les passages d'une époque à l'autre, j'ai en fait bien aimé cette construction qui permet de mettre petit à petit toutes les pièces en place pour le final. un bon moment de lecture.